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Imani

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Messages que j'ai postés

Dans le sujet : Vrai réveil ? Quel état de conscience ?

04 septembre 2011 - 06:57

Merci pour tes explications ! La difficulté tient en ce que je ne me rends compte qu'a posteriori que j'était dans cette phase de surdité, dès que j'entends les bruits. Donc il faut que l'idée de faire de la transe et des exercices NEW m'obsède littérlement jour et nuit, pour profiter du moindre état favorable.

Cette fois, ça me l'a refait dans le courant de la nuit, un petit réveil. Mais pas ce matin, peut-être parce que j'ai fait un rêve dont je me souviens bien. Je ne me souviens quasiment jamais de mes rêves ! J'ai aussi eu par deux fois deux sensations vraiment étranges, pas effrayantes mais surprenantes parce que totallement nouvelles. donc je crois que je me rapproche !

Dans le sujet : Empathe : comment savoir si on l'est ?

09 juin 2011 - 07:15

Voir le messagenikkfurie, le 08 juin 2011 - 23:25, dit :


Pourquoi je raconte tout cela?

Parceque ces formations mentales automatiques font souffrir, et tu évoques cette souffrance. Nous nous identifions à ces formations et cela va determiner nos réactions, là est la cause de cette souffrance. C'est le corps émotionnel duel dont parle Lorgel qui s'exprime.

Dire que "je suis un empathe" reviens donc à dire "je tombe volontairement dans le panneau de l'empathie, et je m'y complais bien que cela me fasse souffrir". Voila, on plie les gaules et on rentre chez nous, le spectacle est terminé.

Dans cette évocation de l'attachement/identification à l'empathie, une donnée n'a pas été prise en compte, ou plutôt, on passe bien trop vite de "l'automatique" au "volontaire". On n'a pas encore pris la mesure de fait qu'on ne comprenne pas toujours que ce à quoi on s'identifie, ce n'est pas une émotion qui nous est propre, mais une émotion étrangère, celle d'un autre. C'est en cela que l'empathie décrite par Papillon serait une anomalie et non pas "une chute volontaire dans le panneau".
Premièrement, je voudrais rappeler que l'Eveil, au vu de ce que je constate dès que je mets le nez dehors, n'est pas un état partagé par la majorité de nos congénères, ces pauvres idiots de mortels dont je suis qui  tombent "volontairement" dans le panneau de l'identification à des sentiments, des idées, des objets, des personnes. Franchement, quels ânes de "vouloir" tout le temps s'identifier, ils sont trop bêtes ! (Allez, arrêtons là. Un peu d'humilité et de compassion s'il vous plaît.)
Deuxièmement, si l'identification à l'émotion de l'autre est spontanée et que ce phénomène a lieu depuis toujours, je maintiens l'hypothèse que l'empathe connaît des problèmes identitaires. C'est certainement quelqu'un qui ne sait pas qui il est, qui ne se comprend pas, puisque d'un côté on lui apprend que ce que l'on ressent est à nous, et que de l'autre, il ressent des émotions, parfois violentes, qui ne correspondent pas à son état intérieur. Pourquoi par exemple ressent-il soudain de la colère alors qu'il est un être paisible, qu'il n'a aucune idée de guerre ? Je conçois que cela puisse être effrayant. Doit-il s'identifier comme quelqu'un de méchant et de démoniaque ? Non bien sûr, il n'a pas à le faire, l'identification est souffrance, on connaît le refrain. Mais je connais aussi le début de ce refrain qui dit que la souffrance est inévitable. Allez demander à un enfant de 3 ans de ne pas s'identifier à ce qu'il ressent en lui. Bon courage. C'est difficile ? Et bien remontez vos manches, parce que c'est probablement aussi difficile à 3 ans qu'à 40 ans, 80 ans.

Je connais aussi le troisième couplet de cette chanson qui dit qu'il y a un chemin hors de la souffrance. C'est très théorique et c'est tout un programme. Malheureusement, je vois des posts donner des conseils théoriques du genre "Ne t'identifie pas à l'identification empathique" mais je ne vois pas beaucoup d'exemples concrets qui permettrait de sortir de cette identification.
Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi il faudrait sortir de cette identification-là, et pas de celle à un scepticisme superstitieux et méprisant, à un cheval ailé sur fond gris bleu, à un pseudonyme swahili, un personnage de comics américain, etc. Il ne me semble pas que le post de Papillon demandât quelque conseil que ce soit. Si je lis bien ses propos, elle a visiblement trouvé une solution aux désagréments que pouvait provoquer le phénomène qu'elle décrit. Je ne comprends donc pas pourquoi des conseils lui sont adressés.

Si la conversation doit aboutir à "faut-il savoir si on est empathe ou pas ? (ou) l'empathie est-il un mode d'identification pertinent? On s'en fiche, de toute manière l'identification c'est nul, ça fait souffrir"  c'est limiter notre champs d'exploration et c'est dommage.
Pour ma part, je me demande, (pauvre mortelle qui s'identifie aux conditions de vie sur terre et notamment à ce qui pourrait les améliorer !), ce que le phénomène décrit par Papillon pourrait nous apporter et ce que pourrait nous apporter les éléments scientifiques que qui ont été posés sur la table.

Notamment, Nikkfurie, je me demande comment tu qualifierais ce que tu énonces ici :

Citation

Par contre il parait evident que nous avons la capacité de reproduire comme une "image" émotionnelle, plus ou moins fidèle de l'etat de l'autre, soumise à notre interpretation (meme inconsciente) et à notre propre palette d'émotions!
au vu des résultats de l'expérience que j'ai résumée plus haut. Je me pose cette question : comment cette interprétation même inconsciente peut-elle influencer les deux sujets de l'expérience, qui ne sont pas informés du but de l'expérience, qui sont physiquement séparés, et dont l'un d'entre eux, le récepteur, est enfermé dans une pièce scellé électro-magnétiquement ?

Dans le sujet : Empathe : comment savoir si on l'est ?

08 juin 2011 - 21:53

 Lorgel, le 08 juin 2011 - 17:31, dit :


Je veux dire que l’émotion que je ressens par empathie, je la ressens même avant de voir la personne par exemple.


Voilà le phénomène que la plupart d'entre nous veulent comprendre. On n'a aucun moyen de déduire ce que peut ressentir l'autre : aucun indice visuel, auditif, conceptuel, on n'est même pas en présence de cette personne. Pourtant, il y a une information de l'autre qui "apparaît" chez l'empathe. Comment ? Par quel chemin ?

Alors, peut-être que la science n'est pas si loin de parvenir à ces questions.

Papillon fait état, dans un autre de ses messages, d'une technique de respiration qui s'appelle la cohérence cardiaque. Je la connais également, elle m'a été démontrée et enseignée lors d'un stage de formation en 2008. Elle permet de réguler les signaux échanger entre le système sympathique (celui qui vous booste) et le système parasympathique (celui qui vous calme) afin d'atteindre un équilibre qui se manifeste par un état de calme vigilant (il ne s'agit pas de relaxation en ce sens qu'on ne "s'endort pas"). C'est une technique très utile quand vous vous trouvez au milieu d'un conflit parce qu'elle vous permet de remplacer les émotions telles que la colère ou la peur, qui inhibent l'activité corticale (la réflexion pondérée notamment), par une sorte de vigilance intellectuelle et empathique (en ce sens que vous êtes mieux à même de comprendre le point de vue de l'autre).

Bien, je parle de cette technique, parce que visiblement certains des scientifiques qui l'ont développée aux USA auraient démontré l'influence de l'intention entre un jeune garçon et son chien, les deux sujets étant séparés et placés dans deux salles éloignées. Comment l'auraient-ils démontrée ? C'est simple, avec un appareil qui mesure la durée entre chaque battements de coeur et donne une vitesse en battement par minute qui s'actualise régulièrement. Mesurée ainsi, la variabilité du rythme cardiaque de cette technique de respiration se manifeste par un tracé en  vagues sinusoïdales. Le garçon, une fois mis en cohérence cardiaque, a envoyé des pensées d'amour à son chien. On a comparé les variabilités du rythme cardiaque de l'enfant et du chien et l'on a constaté qu'elles correspondaient.

Je ne trouve plus la source de cet exemple. Cependant, je pense que les phobiques du langage mysticomagique lui préféreront largement ce résumé d'une thèse de doctorat américaine, qui cherche à analyser ce même phénomène :

Correlated Heart Rate Measures in the Study of Nonlocal Human Connectedness

par Dorothy Marie Mandel
(Ph.D. Dissertation, Graduate Faculty of Philosophy, Saybrook Graduate School and Research Center.)

Je sais que tout le monde ne parle pas anglais. Je traduis le titre : Corrélation des mesures du rythme cardiaque dans l'étude du sens de la connexion humaine à distance.
Résumé du résumé : On sait qu'une connexion entre deux êtres humains peut se manifester par une correspondance des électro-encéphalogramme des deux sujets. On veut savoir s'il y a un lien entre cette activité encéphalique et la variabilité du rythme cardiaque.

Pour cela on forme des paires de sujets que l'on sépare physiquement : un émetteur, un récepteur. On enregistre leurs encéphalogrammes et leurs variabilités cardiaques. L'émetteur est chargé de penser au récepteur et au lien d'amour qui l'unit au récepteur. On trie les paires et on s'intéresse à celles qui montrent une grande correspondance émetteur/récepteur sur les électro-encéphalogrammes. On analyse les tracés de variabilités cardiaques de ces sujets : ils correspondent également. Ce qui suggère qu'il y a bien un lien entre les deux phénomènes analysés : elecro-encéphalogramme et variabilité cardiaque.

Qu'est-ce que cela nous apporte ? Ca pourrait soutenir ce que dit Lorgel, puisqu'apparemment, 1. tout ne se passe pas seulement dans le cerveau, mais aussi dans le coeur, le phénomène n'est donc pas forcément une "mentalisation" comme dit Lorgel (et que je comprends comme le produit du cerveau uniquement). 2. certains sujets sont capable de manifester ce lien, d'autres non. Pourquoi ? Je crois que c'est là la question que se posent ceux qui veulent savoir s'ils sont ou non empathes.

Dans le sujet : Empathe : comment savoir si on l'est ?

08 juin 2011 - 16:03

Bonjour Max Demian,

Je suis ravie de pouvoir discuter avec un footballeur !

;)

La découverte des neurones miroirs ne date pas de l'an dernier. Elle date au moins d'avant 2003, époque à partir de laquelle je me suis beaucoup intéressée à l'autisme. A l'époque, on supposait que l'autisme était dû à un dysfonctionnement voire une absence de ces neurones.

Au demeurant, je ne vois pas pourquoi l'empathie décrite par Papillon ne pourrait pas être l'un de ces focntionnements encore mal connus liés aux neurones mirroirs.

Je suis certainement autant footballeuse que je suis empathe.

Dans le sujet : Empathe : comment savoir si on l'est ?

07 juin 2011 - 08:13

Bonjour tout le monde !

Merci Papillon d'avoir pris le temps de réunir toutes ces remarques et de nous les avoir présentées.

Le débat veut visiblement prendre la forme "empathie ou compétences sociales ?"

On peut observer qu'il est très étrange, voire paradoxal, que quelqu'un qui est renfermé (à cause de ce que Papillon appelle empathie) ait des compétences sociales très poussées.
Ce qui me fait penser que ce que décrit Papillon n'est pas une compétences sociale. On peut aussi imaginer le cas d'un empathe qui arrive à se mettre tout le monde à dos, parce qu'il ne sait pas dire leurs vérités aux gens avec suffisamment de subtilité.
Donc, pour l'instant je ne ferai pas l'équation "phénomène décrit par Papillon = compétences sociales".(Mais il faudrait justement qu'Héméra définisse ce terme pour pouvoir continuer l'analyse.)

Maintenant, la remarque de Draug : "empathe, pas empathe, quelle pertinence ? Ce serait juste une fausse identité."
Je ne sais pas ce qu'est une fausse identité. Ou plutôt, je ne sais pas du tout ce qu'est une vraie identité ! :rofl1:  

(Parenthèse :
L'identité de quelqu'un, ça ne veut pas dire son caractère unique, au contraire. On est toujours identique à quelque chose. On est identifié à quelque chose ou quelqu'un (mais pas à TOUT!). On s'identifie à quelque chose ou quelqu'un (mais pas à TOUT!). Il se peut que vous n'ayez aucun sens du "moi-je-soussigné-Martin-Dupont", votre voisin qui vous voit le matin en rentrant les poubelles vous identifiera. Sauf s'il a vécu une expérience hors-du commun qui lui a effacé le sens du "moi-je-soussigné-Michel-Durand)


Et par rapport à l'identification (la fabrication de l'identité), ce que dit Papillon est problématique. En effet, d'après ce que je lis, l'empathe s'identifie spontanément et profondément à tout ce qui se passe autour de lui, et c'est je crois ce qui lui fait vivre un enfer. On est visiblement très récepteur, on capte toute les fréquences et elles nous envahissent. Par contre, quand on est émetteur, on n'est pas reconnu, on n'est pas identifié par les autres au sentiment ou à l'émotion que l'on ressent, ou bien ils sont carrément à côté de la plaque quand ils nous identifient à un sentiment :

Citation

Il m’a fallu des années pour comprendre pourquoi les autres venaient me parler quand j’avais envie de rester seule. Ou pourquoi ils ne venaient pas près de moi quand j’avais besoin d’être avec quelqu’un. [...] De même, quand on ne sourit pas, parce qu’on est fatigué par exemple, les autres pensent que ça ne va pas.