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Empathe : comment savoir si on l'est ?


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#1 Papillon empathe

Papillon empathe

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Posté 06 juin 2011 - 19:17

Comment sait-on qu’on est empathe ?

Quand on devient subitement empathe, on se rend compte du changement, mais quand on l’est depuis toujours, c’est parfois difficile.
On « attrape » les émotions de notre entourage, et on pense que ce sont les nôtres … puisqu’on les ressent en nous comme si c’était les nôtres. :D Elles ne sont pas à nous, mais on ne le sait pas.

Difficile de savoir qu’on ressent les émotions des autres tant qu’on n’en a pas reçu au moins une en pleine figure. Quand on se rend compte que ce n’est pas possible d’avoir cette émotion à ce moment, qu’on « sent » qu’elle vient d’ailleurs.  Donc, comment savoir ?

Tous les empathes n’ont pas toutes les caractéristiques que je décris, et beaucoup de gens en ont qui ne sont pas empathes.
Il se peut que vous n’ayez jamais eu une caractéristique décrite, par exemple se connecter à quelqu’un. Mais avez-vous déjà essayé ? Vous êtes-vous observé ?

Voici donc une description de l’empathe qui s’ignore.
C’est la même que celle de l’empathe qui se connaît !  :rofl1:



On est doué pour les émotions
En deux mots, on a un feeling très fin pour les émotions.
On sait ce que c’est qu’une émotion. Beaucoup de gens ne savent pas très bien ce que c’est.

On sait reconnaître et distinguer une vaste gamme d’émotions. Par exemple, la plupart des gens ne savent pas bien décrire « le soulagement » : se le représenter, indiquer l’attitude corporelle et le ressenti.  

On fait la différence entre « une émotion » (= un ressenti dans son corps) et « un sentiment » (une construction mentale). Par exemple, la peur est une émotion, la crainte est le sentiment lié à la peur (mais ces définitions sont très personnelles). Ça veut dire qu’on sait la différence entre une « émotion » purement intellectuelle, et une émotion ressentie dans les tripes. Par exemple « J’adoooore les sushis ! ».



On comprend les émotions des autres
On comprend très bien les émotions des autres, et les siennes.

On analyse bien les relations entre les gens, à cause de ce feeling justement.

On « sait » comment l’autre se sent. Pas besoin qu’il nous le dise. Par exemple, on remarque que quelqu’un est fâché, même quand personne d’autre ne le « voit », parce qu’il fait semblant de rien. Et on agit en conséquence. Par exemple, quand l’autre veut rester seul, on le laisse tranquille ; quand il est triste, on le réconforte ; quand il est troublé par quelque chose, on le soutient etc.



On a besoin d’être seul
On a besoin d’être seul pour se ressourcer, et régulièrement, on se retire du monde pour s'isoler, pour se ressourcer loin des autres.

Nous devons nous débarrasser de tous les ressentis négatifs que nous avons « ramassé » au fil du temps. On se reconnecte à la terre, à soi-même, à la nature, au calme.
Et on se sent mieux.



On est une éponge, ou un miroir
On est très sensible à l’ambiance générale, et on adopte (trop) facilement l’humeur générale. On adopte l’humeur de son interlocuteur : s’il est joyeux, on devient joyeux ; s’il est triste, on devient triste avec lui. On est comme une éponge. On a donc tendance à s’écarter des gens tristes, parce qu’on se sent mal avec eux.

On ne se rend pas toujours compte que ça se passe dans les 2 sens : on envoie aussi nos émotions à notre entourage.



On ressent le négatif des gens
On ressent les ambiances désagréables et on préfère s’en éloigner. De même, on ressent l’ambiance des bistrots, des dancing etc. Bonne ambiance, ambiance tendue, malsaine, érotique, électrique etc.

On a du mal dans les lieux publics, au supermarché, dans le métro, parce qu’on « ramasse » les émotions négatives des gens. Alors, on devient agressif avec les vendeurs, sans raison : on est énervé. Ou bien on est épuisé par l’effort émotionnel qu’on a fourni et on rentre crevé. Ou irrité. Si on n’arrive pas à trouver une solution, on évite d’aller dans ces lieux. Quand on est avec des gens irrités, on devient irrité, même si on n’a aucune raison de l’être.


Pareil pour la colère : si l’autre se met en colère, on se met en colère aussi, même si on n’en a pas envie, même si on n’a aucune raison de se mettre en colère pour ça. J’ai suivi des tas de programmes pour me « guérir » de ma colère, avant de me rendre compte que je n’étais pas en colère quand j’étais en colère :D – j’exprime seulement la colère des autres.

Les enfants donnent leurs émotions avec une grande intensité, sans aucune retenue, très « contagieuses » : ils s’y donnent à fond !


Au pire, on devient agoraphobe ou on fait une phobie sociale ou une dépression, et on se calme par les médicaments ou l’alcool. Ça permet de supporter le ressenti et de vivre une vie à peu près normale. Mais on est « assommé » et malheureux.



On ressent aussi le positif des gens
Hélas, la nature est ainsi faite que c’est surtout le négatif qu’on ressent.
Mais le positif est là, il finira bien par se montrer. Et alors… Quel régal !

Ça arrive quand on a accepté son empathie.

Il faut savoir que l'empathe qui ne ressent que le négatif des autres peut vivre un enfer permanent.
Mais quand l'empathe arrive à ressentir le bon côté des autres, son monde devient merveilleux.

Il faut savoir surtout que tous les empathes peuvent ressentir le bon côté des autres, et que l'enfer décrit n'est pas une fatalité. Ce monde merveilleux est à deux doigts d'ici.



On a du mal à s’intégrer
On est un ado renfermé, ayant du mal à s’intégrer (les jeunes sont sans pitié ! :D) Les autres nous font trop mal ! Ça s’améliore avec l’âge, car les autres (et nous aussi :D) deviennent plus polis.

Comme enfant, on était soit renfermé, soit extraverti et excessif – besoin de s’écarter des émotions négatives ou besoin d’extérioriser la charge émotionnelle.



On supporte difficilement l’hypocrisie et le non-dit
On supporte difficilement les non-dits, et surtout, on les comprend là où personne n’a rien remarqué.

Pour nous, les non-dits qu’on ressent sont aussi réels et importants que ce qui se dit.
On entend les émotions comme on entend les paroles : pour nous, c'est pareil.

Les situations malsaines nous sont particulièrement insupportables, là où il y a une discordance entre ce que les gens disent et ce qu’on sent chez eux. Typiquement on entend « Salut, comment ça va ? », mais on ressent « Quelle conne celle-là ! » :D ou bien « je suis de tout cœur avec toi » alors qu’en fait, ils s’en fichent.

Quand ils mentent, on sent qu’il y a quelque chose : ils sont mal à l’aise face leur propre mensonge.



On agit comme si tout le monde était empathe
On a du mal à mentir, parce qu’on a l’impression que les autres sentent aussi qu'on ment.  En fait, les autres ne sentent rien du tout, et j’ai beaucoup de plaisir à dire d’énormes mensonges maintenant :D

Il m’a fallu des années pour comprendre pourquoi les autres venaient me parler quand j’avais envie de rester seule. Ou pourquoi ils ne venaient pas près de moi quand j’avais besoin d’être avec quelqu’un. Ils ne sont pas empathes, tout simplement.

Il faut le leur dire, sinon ils ne le savent pas :lol:

Il faut savoir qu’il suffit de sourire pour que les autres pensent que tout va bien. De même, quand on ne sourit pas, parce qu’on est fatigué par exemple, les autres pensent que ça ne va pas. C’est très bizarre quand on est empathe.



On a du mal à faire du mal
On a du mal à faire du mal aux autres, même pour se défendre. On sait combien ça fait mal chez l’autre, alors on s’abstient. D’autant plus que ça nous fait mal à nous aussi en même temps.

On ne comprend pas comment les autres peuvent faire du mal comme ils le font. Ça nous met très mal à l’aise. En fait, eux, ça ne leur fait pas mal de faire mal aux autres, tout simplement.



On aime soigner et prendre soin
On ressent la douleur des autres, et on est naturellement porté à la soulager. On aime prendre soin des autres. On se retrouve souvent parmi les « soignants » en tous genres : thérapeutes pour humains, animaux, végétaux et minéraux, politiques, architectes…

On est de très bons négociateurs aussi.



La douleur des autres nous fait mal
Quand quelqu’un se fait mal, on a mal aussi. Typiquement : l’autre se fait mal, et on a mal.  Par exemple, quand l’infirmière fait la piqûre.

Alors on place des blocages, et on n’a plus mal, même quand tout le monde a mal pour l’autre ; on reste insensible devant une grosse blessure par exemple, alors que tout le monde se sent mal. Sinon, on a les cheveux qui se dressent sur la tête, la chair de poule, et on se sent mal.


Le mal-être des autres, et typiquement leur stress, nous donne mal à l’estomac. Ou à la tête. Ou au cœur. C’est le plexus solaire, 3e chakra, qui s’exprime : chakra du rapport au monde. Alors on a mal comme si on était stressé, alors qu’on n’est pas stressé du tout.  On dit qu’on est fragile de l’estomac, ou sensible aux maux de tête.

On avale des tonnes de médicaments, et on ne se rend même pas compte qu’il suffit de s’éloigner des gens stressés pour que tout rentre dans l’ordre.



En amour
En amour et particulièrement lors du sexe, on sait exactement comment l’autre nous ressent : comment il nous aime ou pas, comment il nous respecte ou pas etc. On n’a pas besoin de le lui demander : on le sait.

Ça complique particulièrement la recherche d’un partenaire.

Ça explique des relations qui restent incompréhensibles aux yeux des autres.



Qu’est-ce qu’on ressent ?
Fondamentalement, on « sait » l’émotion de l’autre. C’est la 1e étape. Elle peut passer parfaitement inaperçue, et on apparaît comme quelqu’un qui a du feeling.

Ce n’est pas facile de comprendre qu’on comprend des choses que normalement on n’aurait jamais dû comprendre, car personne ne les comprend. Le plus simple, c’est de demander aux autres ce qu’ils comprennent dans une situation donnée pour pouvoir comparer avec ce qu’on ressent. Mais attention : les autres en général ne reconnaissent pas leurs propres émotions, et en général ce n’est pas la peine de leur demander.


Ensuite, on ressent l’émotion de l’autre dans son corps. Mais on la ressent comme si c’était la nôtre, alors on pense que c’est la nôtre. On sent la colère de l’autre mais on pense qu’on est en colère. On sent la peur de l’autre, mais on pense qu’on a peur. Etc.
Si on ne sait pas qu’on est empathe, on peut tout de même se rend compte qu’on est sensible à l’ambiance et qu’on adopte les mêmes émotions. Mais il peut aussi arriver qu’on ne comprenne pas du tout ce qui nous arrive : on est triste et on devient dépressif, sans raison (c'est le propre de la dépression)… On est stressé et on ne comprend pas pourquoi. On n’aime pas aller dans certains endroits, fréquenter certaines personnes qui nous pompent notre énergie.


Puis on peut ressentir l’énergie qui accompagne l’émotion, et qui en est distincte.



A quelle distance ressent-on les émotions ?
Christophe Allain dit que nos corps émotionnels n’arrêtent pas de s’interpénétrer, de se toucher, de se regarder tout au fond etc. Ça, c’est quand nous sommes près de l’autre, à quelques mètres dirons-nous.

Je ressens les autres de cette manière je dirais quand ils sont en contact visuel – même si je ne les regarde pas, je veux dire quand ils sont assez proches pour qu’on se voie.

Mais d'autres empathes peuvent ressentir les autres à de grandes distances même sans lien particulier. Simplement, l'autre "crie" ses émotions, et ils l'entendent.


Avec le lien émotionnel, on ressent l’autre à distance. La distance n’a aucune importance : quelques millimètres ou des millions de kilomètres, c’est pareil : la distance ne compte pas du tout.


De la même manière, le temps ne compte pas non plus, mais je n’en ai pas d’expérience : j’ai toujours ressenti en temps réel jusqu’ici.



On ressent aussi le non-humain
On ressent les émotions des animaux, c’est très fréquent. Mais aussi les plantes, plus rarement les pierres.

Alors on se rend compte que les autres n'interprètent pas correctement le comportement de leurs animaux : ils les croient énervés quand ils ont peur par exemple. Nous, on sait : humains, animaux, tous dans le même bain.


On ressent l’émotion dans les textes écrits, sur papier ou sur Internet. Les photos des gens ou des lieux. Quand on lit un texte on ressent l‘émotion que la personne éprouvait quand elle écrivait le texte. Quand on regarde une photo, on ressent l’émotion présente de la personne qu’on regarde. Ou encore autrement.



En voiture
En voiture, on sait l'émotion des autres conducteurs. Qui sont en colère derrière nous parce qu'on ne va pas assez vite, alors ils nous dépassent rageusement. Ou qui vont dépasser : on sait qu'ils vont dépasser avant qu'ils aient mis leur clignotant. Ou qui sont heureux au volant. Ou qui sont absorbés par on ne sait quoi.



Au cinéma
Au cinéma, on ressent l'émotion des acteurs. Mais tout le monde ressent l'émotion de l'acteur : c'est leur métier justement de faire ressentir l'émotion par les spectateurs.

Alors, on est surpris parce qu'on la ressent tellement plus fort que les autres.

Ou bien on ressent une émotion là où les autres ne la ressentent pas. On la ressent parce que l'acteur l'y a mise, mais sans l'exprimer physiquement. Il l'a gardée à l'intérieur de lui. Alors, on la ressent, et les autres ne la ressentent pas.

Ou bien, les autres sont tout remués, et nous on ne ressent rien du tout. Parce que l'acteur a joué un rôle à la perfection. Il a "fait semblant" d'avoir une émotion et tout le monde le voit, alors tout le monde la comprend et la ressent. Mais il ne l'a pas mise dedans : c'est seulement une façade, et il n'a rien ressenti lui-même. Alors, nous non plus, on ne ressent rien, même si on comprend bien l'émotion qui est exprimée.



On a souvent d’autres caractéristiques bizarres
Intuition, communiquer avec les animaux, télépathie, clairvoyance, clairaudience, clair-quelque chose. On sent quand l’autre va nous téléphoner.

On voit les esprits.
On ressent l’ambiance des lieux, maintenant ou il y a longtemps.
On ressent l’énergie et les chakras.
On voit les auras, les corps énergétiques.
On soigne par magnétisme, ou autrement.

Pas tout le monde, pas tout le temps…
La distance n’a pas d’importance. Le temps n’a pas d’importance.
Etc. etc…


On est tous différents
Chacun de nous est unique ! :lol:
C'est ça qui est bien. :)
C'est dingue, tout ce qu'on peut faire avec son corps !

#2 Héméra

Héméra

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Posté 06 juin 2011 - 20:45

Mouais, je ne cherche pas à te contredire Papillon mais ne crois-tu pas que ce que tu décris est une caractéristique commune de la majorité des personnes ayant un minimum de compétences sociales ? Je lance le débat, là. ;)
" Ceux qui savent exactement où ils vont dans la vie ne risquent pas de finir ailleurs. "

#3 Draug

Draug

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Posté 06 juin 2011 - 23:58

Bonsoir à vous,

Arf j'ai presque tout bon ;)

Sauf :
- On a du mal à s'intégrer (je m'intègre en général très bien)
- En voiture (je suis en général bien trop pressé et concentré sur la route)
-
On a souvent d'autres caractéristiques bizarres (hmm non je vois pas trop le rapport)
- On est tous différents (je ne ressens pas les choses comme ça)

Je pense comme Héméra que certaine de ces caractéristiques ne sont pas liées à l'empathie elle même mais à toi "uniquement"
En tout cas je peux te dire que je ressens sincèrement ce que tu ressens papillon ;)
Alors ? empathe, pas empathe ? cela m'est égal en fait car n'est ce pas là une fausse identité finalement ?

Bonne nuit à vous !

Modifié par Draug, 06 juin 2011 - 23:59.

Pitètre que demain en te réveillant tu seras mort ! (Homer Jay Simpson)
Ah l'alcool, la cause et la solution de tous nos problèmes dans la vie ! (Homer Jay Simpson)
Tais toi le cerveau ou je te tue avec un coton-tige ! (Homer Jay Simpson)

---

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#4 Imani

Imani

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Posté 07 juin 2011 - 08:13

Bonjour tout le monde !

Merci Papillon d'avoir pris le temps de réunir toutes ces remarques et de nous les avoir présentées.

Le débat veut visiblement prendre la forme "empathie ou compétences sociales ?"

On peut observer qu'il est très étrange, voire paradoxal, que quelqu'un qui est renfermé (à cause de ce que Papillon appelle empathie) ait des compétences sociales très poussées.
Ce qui me fait penser que ce que décrit Papillon n'est pas une compétences sociale. On peut aussi imaginer le cas d'un empathe qui arrive à se mettre tout le monde à dos, parce qu'il ne sait pas dire leurs vérités aux gens avec suffisamment de subtilité.
Donc, pour l'instant je ne ferai pas l'équation "phénomène décrit par Papillon = compétences sociales".(Mais il faudrait justement qu'Héméra définisse ce terme pour pouvoir continuer l'analyse.)

Maintenant, la remarque de Draug : "empathe, pas empathe, quelle pertinence ? Ce serait juste une fausse identité."
Je ne sais pas ce qu'est une fausse identité. Ou plutôt, je ne sais pas du tout ce qu'est une vraie identité ! :rofl1:  

(Parenthèse :
L'identité de quelqu'un, ça ne veut pas dire son caractère unique, au contraire. On est toujours identique à quelque chose. On est identifié à quelque chose ou quelqu'un (mais pas à TOUT!). On s'identifie à quelque chose ou quelqu'un (mais pas à TOUT!). Il se peut que vous n'ayez aucun sens du "moi-je-soussigné-Martin-Dupont", votre voisin qui vous voit le matin en rentrant les poubelles vous identifiera. Sauf s'il a vécu une expérience hors-du commun qui lui a effacé le sens du "moi-je-soussigné-Michel-Durand)


Et par rapport à l'identification (la fabrication de l'identité), ce que dit Papillon est problématique. En effet, d'après ce que je lis, l'empathe s'identifie spontanément et profondément à tout ce qui se passe autour de lui, et c'est je crois ce qui lui fait vivre un enfer. On est visiblement très récepteur, on capte toute les fréquences et elles nous envahissent. Par contre, quand on est émetteur, on n'est pas reconnu, on n'est pas identifié par les autres au sentiment ou à l'émotion que l'on ressent, ou bien ils sont carrément à côté de la plaque quand ils nous identifient à un sentiment :

Citation

Il m’a fallu des années pour comprendre pourquoi les autres venaient me parler quand j’avais envie de rester seule. Ou pourquoi ils ne venaient pas près de moi quand j’avais besoin d’être avec quelqu’un. [...] De même, quand on ne sourit pas, parce qu’on est fatigué par exemple, les autres pensent que ça ne va pas.

Modifié par Imani, 07 juin 2011 - 08:15.


#5 Draug

Draug

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Posté 07 juin 2011 - 08:50

Citation

Je ne sais pas ce qu'est une fausse identité. Ou plutôt, je ne sais pas du tout ce qu'est une vraie identité !
Et ben je te souhaite de tout mon coeur de trouver la réponse ;)
Pitètre que demain en te réveillant tu seras mort ! (Homer Jay Simpson)
Ah l'alcool, la cause et la solution de tous nos problèmes dans la vie ! (Homer Jay Simpson)
Tais toi le cerveau ou je te tue avec un coton-tige ! (Homer Jay Simpson)

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#6 Héméra

Héméra

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Posté 07 juin 2011 - 09:28

Salut vous autres,

Citation

Mais il faudrait justement qu'Héméra définisse ce terme pour pouvoir continuer l'analyse.
Pour moi, les compétences sociales, c'est simplement les divers comportements qui te permettent de vivre en société de manière à ce que tu sois un minimum adapté par rapport à tes pairs - j'entends par là que tu puisses communiquer avec eux de manière claire et efficace. Rien de plus, rien de moins. ;)

Je faisais simplement cette remarque car il me semble que la plupart des caractéristiques décrites par Papillon ne sont, selon moi, pas spécifiques aux empathes mais bien à la majorité des gens. Et par extrapolation, le fait qu'on puisse taxer d'empathes les personnes qui réuniraient la grande partie de ces caractéristiques dans leurs comportements me semble un peu abusif. Mais ça n'engage que moi.
" Ceux qui savent exactement où ils vont dans la vie ne risquent pas de finir ailleurs. "

#7 Lorgel

Lorgel

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Posté 07 juin 2011 - 12:31

Bonjour Papillon empathe. :)

J’ai l’impression que tu tournes en rond ou c’est mois qui veut t’ennuyer aujourd’hui.  :)

Tu me fais penser à l’histoire du petit chat, qui voulait devenir petit chat.
Tu la connais ?
A ben non, je viens de l’inventer.  :rolleyes:

« C’est un petit chat qui passait son temps à décrire ce qu’il fallait être pour être petit chat: un petit chat, doit avoir des griffes, des dents.
Et finalement ce petit chat avait oublié qu’il était déjà un petit chat.

Moralité : un petit chat ca fait miaou ! »


Et donc l’autre jour, je me disais que je me perdais un peu dans mon empathie.
Car, finalement l’empathe garde toujours une attention sur les émotions qu’il peut ressentir des autres ou les pensés. Tout cela maintient toujours son attentions sur quelque chose et le bloque a aller plus haut.

Je veux dire qu’un moment, tu dépasses les émotions duelles en toi, et les émotions duelles des autres prennent moins d’importance dans ta vie aussi, elles existent simplement.  

Pour faire simple, on utilise son propre corps émotionnel par ouverture pour ressentir les émotions des autres, ce qui veut dire que notre conscience reste bloquée sur notre corps émotionnel duel, et empêche notre conscience de monter sur le corps émotionnel non duel : on l’appel plus simplement :le corps de béatitude.

Heu… :)

Modifié par Lorgel, 07 juin 2011 - 12:45.


#8 Grandasse

Grandasse

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Posté 07 juin 2011 - 22:03

Bonsoir,

Merci pour ce post Papillon, j'ai appris plein de choses ; et je sais que je ne suis pas empathe !

En te lisant je me suis amusé à penser : ça donne quoi 2 empathes dans une même pièce ? :D

#9 Max Demian

Max Demian

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Posté 08 juin 2011 - 14:19

Salut !

Je me suis souvent demandé si j'avais des dons d'empathie, latents ou pas, et je me reconnais dans quasiment tous les points de ton post, j'ai vécu des émotions très fortes qui n'étaient pas les miennes, je sais quand on me ment, je sais quand quelqu'un est mal à l'aise, triste, etc... en faisant tous les efforts du monde pour le cacher ; mais je suis convaincu de n'être finalement pas plus empathe qu'un footballeur n'est intelligent.

Je confirme être une "éponge émotionnelle" au point de devoir parfois m'isoler très longtemps pour retrouver mes propres émotions cachées sous un flot d'autres que j'ai "récupérées" de-ci de-là, mais ça ne relève pas de l'empathie, mais d'un phénomène neurologique qu'on ne connait pas bien, cependant, mis à jour il y a peu de temps (l'an dernier à ce qu'il me semble), que sont les "neurones miroir" regroupés dans une zone corticale plus ou moins développées selon les personnes, et qui sont activés de l'exacte même manière par ses propres actions que par celles d'autrui. Sans être la Réponse, je crois que c'est une piste, le cerveau est tellement mal connu...

Sans vouloir être rabat-joie ou contradictoire pour le plaisir de l'être, j'ai seulement très peu de foi dans le babillage mysticomagique, je reconnais aussi en savoir si peu sur la nature humaine...

Edit : plus d'infos ici

Modifié par Max Demian, 08 juin 2011 - 14:28.


#10 Imani

Imani

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Posté 08 juin 2011 - 16:03

Bonjour Max Demian,

Je suis ravie de pouvoir discuter avec un footballeur !

;)

La découverte des neurones miroirs ne date pas de l'an dernier. Elle date au moins d'avant 2003, époque à partir de laquelle je me suis beaucoup intéressée à l'autisme. A l'époque, on supposait que l'autisme était dû à un dysfonctionnement voire une absence de ces neurones.

Au demeurant, je ne vois pas pourquoi l'empathie décrite par Papillon ne pourrait pas être l'un de ces focntionnements encore mal connus liés aux neurones mirroirs.

Je suis certainement autant footballeuse que je suis empathe.

#11 Héméra

Héméra

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Posté 08 juin 2011 - 16:38

Citation

mais je suis convaincu de n'être finalement pas plus empathe qu'un footballeur n'est intelligent.
J'avoue avoir bien ri là, pour le coup. :lol:
" Ceux qui savent exactement où ils vont dans la vie ne risquent pas de finir ailleurs. "

#12 Lorgel

Lorgel

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Posté 08 juin 2011 - 17:31

Voir le messageMax Demian, le 08 juin 2011 - 14:19, dit :


Oki. J'ai lu.
A premier vu je dirai que l'article parle plus d'un effet de compréhension de l'émotion de l'autre. Mentalisation et après réaction.

D'accord avec moi ?

Ensuite, oui la compréhension de l'émotion de l'autre permet une ouverture à l'autre, donc une facilité a ressentir l'émotion de l'autre par la suite.
Disons, que l'empathie enfin dans mon cas, ce n'est pas une capacité à comprendre l'émotion de l'autre, mais à la ressentir en soi-même. Je veux dire que l’émotion que je ressens par empathie, je la ressens même avant de voir la personne par exemple.

L’émotion ne passe pas par notre tête elle se ressent d’abord.
Puis on l’analyse pour se dire, ce que c’est, d’où elle vient.

Ensuite dans mes cas d’empathie à distance, je ressens la présence de la personne plus son émotion.

Tout cas pour dire que c‘est peut être très intéressent de voir l’évolution de la science, mais je veux dire qu’elle en est encore très, trés loin.

#13 Imani

Imani

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Posté 08 juin 2011 - 21:53

Voir le messageLorgel, le 08 juin 2011 - 17:31, dit :


Je veux dire que l’émotion que je ressens par empathie, je la ressens même avant de voir la personne par exemple.


Voilà le phénomène que la plupart d'entre nous veulent comprendre. On n'a aucun moyen de déduire ce que peut ressentir l'autre : aucun indice visuel, auditif, conceptuel, on n'est même pas en présence de cette personne. Pourtant, il y a une information de l'autre qui "apparaît" chez l'empathe. Comment ? Par quel chemin ?

Alors, peut-être que la science n'est pas si loin de parvenir à ces questions.

Papillon fait état, dans un autre de ses messages, d'une technique de respiration qui s'appelle la cohérence cardiaque. Je la connais également, elle m'a été démontrée et enseignée lors d'un stage de formation en 2008. Elle permet de réguler les signaux échanger entre le système sympathique (celui qui vous booste) et le système parasympathique (celui qui vous calme) afin d'atteindre un équilibre qui se manifeste par un état de calme vigilant (il ne s'agit pas de relaxation en ce sens qu'on ne "s'endort pas"). C'est une technique très utile quand vous vous trouvez au milieu d'un conflit parce qu'elle vous permet de remplacer les émotions telles que la colère ou la peur, qui inhibent l'activité corticale (la réflexion pondérée notamment), par une sorte de vigilance intellectuelle et empathique (en ce sens que vous êtes mieux à même de comprendre le point de vue de l'autre).

Bien, je parle de cette technique, parce que visiblement certains des scientifiques qui l'ont développée aux USA auraient démontré l'influence de l'intention entre un jeune garçon et son chien, les deux sujets étant séparés et placés dans deux salles éloignées. Comment l'auraient-ils démontrée ? C'est simple, avec un appareil qui mesure la durée entre chaque battements de coeur et donne une vitesse en battement par minute qui s'actualise régulièrement. Mesurée ainsi, la variabilité du rythme cardiaque de cette technique de respiration se manifeste par un tracé en  vagues sinusoïdales. Le garçon, une fois mis en cohérence cardiaque, a envoyé des pensées d'amour à son chien. On a comparé les variabilités du rythme cardiaque de l'enfant et du chien et l'on a constaté qu'elles correspondaient.

Je ne trouve plus la source de cet exemple. Cependant, je pense que les phobiques du langage mysticomagique lui préféreront largement ce résumé d'une thèse de doctorat américaine, qui cherche à analyser ce même phénomène :

Correlated Heart Rate Measures in the Study of Nonlocal Human Connectedness

par Dorothy Marie Mandel
(Ph.D. Dissertation, Graduate Faculty of Philosophy, Saybrook Graduate School and Research Center.)

Je sais que tout le monde ne parle pas anglais. Je traduis le titre : Corrélation des mesures du rythme cardiaque dans l'étude du sens de la connexion humaine à distance.
Résumé du résumé : On sait qu'une connexion entre deux êtres humains peut se manifester par une correspondance des électro-encéphalogramme des deux sujets. On veut savoir s'il y a un lien entre cette activité encéphalique et la variabilité du rythme cardiaque.

Pour cela on forme des paires de sujets que l'on sépare physiquement : un émetteur, un récepteur. On enregistre leurs encéphalogrammes et leurs variabilités cardiaques. L'émetteur est chargé de penser au récepteur et au lien d'amour qui l'unit au récepteur. On trie les paires et on s'intéresse à celles qui montrent une grande correspondance émetteur/récepteur sur les électro-encéphalogrammes. On analyse les tracés de variabilités cardiaques de ces sujets : ils correspondent également. Ce qui suggère qu'il y a bien un lien entre les deux phénomènes analysés : elecro-encéphalogramme et variabilité cardiaque.

Qu'est-ce que cela nous apporte ? Ca pourrait soutenir ce que dit Lorgel, puisqu'apparemment, 1. tout ne se passe pas seulement dans le cerveau, mais aussi dans le coeur, le phénomène n'est donc pas forcément une "mentalisation" comme dit Lorgel (et que je comprends comme le produit du cerveau uniquement). 2. certains sujets sont capable de manifester ce lien, d'autres non. Pourquoi ? Je crois que c'est là la question que se posent ceux qui veulent savoir s'ils sont ou non empathes.

Modifié par Imani, 08 juin 2011 - 22:21.


#14 Lorgel

Lorgel

    Membre atmique

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Posté 08 juin 2011 - 22:20

Oki, je vais essaye de te répondre Imani.  :closedeyes:
Enfaite, dans la réponse que tu écris, tu exprimes très bien l’idée de prouver le phénomène scientifiquement.
Tout à l’heur, je pensais exactement à ca :
« Ce topic va finir par tomber dans le : je crois à l’empathie ou je ne crois pas à l’empathie.

Ici on retrouve le phénomène d’ouverture à une capacité que tout le monde a.
Certaines en prennent conscience d’autre pas.
Certaines personnes on une capacité d’ouverture vers le monde, vers les autres plus grande, ce qui va créer des empathes ou non empathes pour les personne qui sont centrés sur eu sur leur petit monde, leur envie, désire etc.

Ce que je veux dire c’est que la science essaye de prouver les choses avec sa propre logique, si les scientifiques essayaient de ressentir les choses par eux même, ils avancerait peut être plus vite. Enfin, tu imagines qu’on est entrain de parler de neurones, une chose pas du tout concrète.
Tu arrives à ressentir ton neurone bouger quand tu ressens des émotions ou que tu penses ?
Moi, non. D’où le fait d’utiliser les termes : corps physique, ethérique, émotionnel, mental.
Car, cela se ressent. Une émotion, ca se ressent dans tout le corps des fois, donc, on a bien un corps émotionnel autour du physique.

Voir le messageImani, le 08 juin 2011 - 21:53, dit :

Qu'est-ce que cela nous apporte ? Ca pourrait soutenir ce que dit Lorgel, puisqu'apparemment, 1. tout ne se passe pas seulement dans le cerveau, mais aussi dans le coeur, le phénomène n'est donc pas forcément une "mentalisation" comme dit Lorgel (et que je comprends comme le produit du cerveau uniquement). 2. certains sujets sont capable de manifester ce lien, d'autres non. Pourquoi ? Je crois que c'est là la question que se posent ceux qui veulent savoir s'ils sont ou non empathes.

Enfaite, on a déjà abordé sur le forum plusieurs fois l’idée du lien. Je te re-explique mon idée : les liens, se font au niveau du cœur principalement, par exemple quand une personne se connecte à toi, tu peux sentir des connexions très forte, qui te font presque bouger des fois, d’autres fois, c’est une activé du chakra du cœur qui vibre.
Tu vois l’énergie de la connexion passe du cœur vers les chakras du haut ou bas.
Enfin, c’est ainsi que je ressens les choses.
Et les liens, se font d’après mon expérience, en fonction des affinités des gens, donc une ouverture entre eux.

Pour ce que je peux t’en dire. :closedeyes:

Modifié par Lorgel, 08 juin 2011 - 23:06.


#15 nikkfurie

nikkfurie

    Membre éthérique

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Posté 08 juin 2011 - 23:25

Bonjour Papillon

L'empathie c'est un peu l'histoire de l'etre humain, c'est l'outil qui nous permet de se representer l'autre comme etant identique à soi par une sorte de mimetisme émotionnel, on peut le voir comme un ciment social soudant un groupe d'individus par le biais de l'identification et des émotions. Sans cet élément toute vie sociale n'a plus aucun sens car l'individu se trouverai coupé de la vie émotionnelle du groupe et n'aurait plus aucun moyen de communication avec celui ci. Et c'est le cas notamment des personnes atteintes d'autisme.Par cet exemple on comprend bien que l'empathie est la pierre angulaire de la communication entre les hommes et de leurs relations sociales ;) L'empathie existe chez la grande majorité des animaux sociaux, sans cela nous serions resté dans la jungle à se foutre sur la gueule ad vitam eternam! Et encore à ce niveau je suis déja doué d'empathie pour comprendre que si je te mets un coup de gourdin tu vas jongler!:D
Donc empathe nous le sommes tous et les émotions nous servent de tronc commun pour nous appréhender les uns les autres, un peu comme un langage universel. En outre je pense que se dire etre un empathe constitue une grave limitation à ce que peut etre la nature de chacun, il y a un air de fatalité la dedans qui me déplait. Je m'explique.

Je ne remets absolument pas en cause tes ressentis, d'ailleurs ton analyse est très interessante. J'aimerais juste remettre en cause ton interpretation.
Chacun est libre d'avoir son opinion à ce sujet mais je ne pense pas que nous ayons un accès direct aux émotions de nos semblables,comme ça en wifi, quel que soit le degré de sensibilité à cette emphathie. Par contre il parait evident que nous avons la capacité de reproduire comme une "image" émotionnelle, plus ou moins fidèle de l'etat de l'autre, soumise à notre interpretation (meme inconsciente) et à notre propre palette d'émotions!

Ainsi ce ne sont pas les émotions des autres que tu ressent mais bien les tiennes! Tu utilise les couleurs présentes dans ta propre palette pour reproduire le tableau, a partir de la multitude de signaux envoyés par l'emetteur! Cela te donne une sensation plus ou moins precise de l'émotion de la personne et te permet d'entrer en relation en retour. Mais cela n'est pas l'emotion de la personne concernée... Tu as peint sur ta propre toile et avec tes couleurs personnelles une interpretation de sa vie interieure, en prenant comme support les elements mis à ta disposition, c'est à dire le comportement de ton semblable (intonation, posture, gestuelle...)

Pourquoi je raconte tout cela?

Parceque ces formations mentales automatiques font souffrir, et tu évoques cette souffrance. Nous nous identifions à ces formations et cela va determiner nos réactions, là est la cause de cette souffrance. C'est le corps émotionnel duel dont parle Lorgel qui s'exprime.

Dire que "je suis un empathe" reviens donc à dire "je tombe volontairement dans le panneau de l'empathie, et je m'y complais bien que cela me fasse souffrir". Voila, on plie les gaules et on rentre chez nous, le spectacle est terminé.
Une attitude plus salutaire serait peut-etre de dire "je suis empathe mais je ne suis pas l'empathie", on se dirige deja vers une prise d'autonomie face à l'alienation mentale que peut représenter une telle sensibilité. Alors une autre façon d'apprehender nos relations avec les autres peut éclore :)

Vouloir se figer dans la condition "d'empathe", c'est s'exposer indefiniement aux désagrements que cela comporte, ainsi que son entourage. Et cela ne s'applique pas uniquement à ce cas (peut-etre tous?)
Tu as une perception tres fine de ce que peut-etre l'empathie, tu pourrais peut-etre t'en servir pour t'emmenciper de l'empathie elle-meme! Ou en tout cas des mauvais coups qu'elle te reserve. Cette empathie peut alors devenir une superbe carte dans ton jeu parmis tant d'autres, non plus un état réducteur subit, générateur de souffrance.A ce moment là la partie ne ferait que commencer! Et surtout elle ne serait plus determinée à l'avance.

Je dirais pour finir que l'empathie en soi n'est rien si on ne la dirige pas vers un but constructif. C'est à nous de lui conferer sa saveur.

Donc empathe ou pas empathe, l'important c'est que tu soit bien dans tes lattes! :)

Salut!

Modifié par nikkfurie, 09 juin 2011 - 00:22.






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