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La méditation dans l'action


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20 réponses à ce sujet

#16 Seeker

Seeker

    lamed vav

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Posté 06 juillet 2010 - 16:15

Oui tout à fait, mais par exemple ce que tu peux faire quand t'es concentré sur une lecture, c'est d'avoir l'autre partie de ton attention sur le corps énergétique puis pour l'observation des pensées, eh bien tu les observes de temps en temps dans ce cas (tous les 10sc par ex). Après, tu peux rallier ton centrage énergétique avec la lecture (c'est à dire ne faire qu'un avec la lecture concrètement), mais je trouve que c'est difficile et épuisant au début, surtout quand on a besoin d'utiliser le mental (mais par contre l'observation de l'environnement c'est plus facile). Quand tu lis, maintiens juste doucement ton attention sur le centrage global et ne sois pas rigide avec toi même surtout. Si tu n'arrives vraiment pas à te centrer énergétiquement tout en te concentrant sur une lecture, c'est pas grave observe juste les pensées (les commentaires, les jugements que tu fais inconsciemment quand tu lis un livre etc.)et au pire, fais des pauses où tu te centres énergétiquement. Avec l'habitude, ça sera plus facile de te focaliser sur le corps énergétique parce que tu créeras plus ainsi d'espace en toi pour te le permettre.

Citation

Au contraire, pars deja de l'exterieur avant de revenir vers toi.

On peut aussi partir de l'intérieur avant de revenir vers l'extérieur. C'est comme un cercle en fait. Les 2 bouts se rejoignent de toutes façon.

Modifié par Seeker, 06 juillet 2010 - 16:25.

Mon blog sur les états modifiés de conscience (rêve lucide, projection astrale), la spiritualité et l'éveil de la conscience, selon ma propre expérience.

#17 Draug

Draug

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Posté 06 juillet 2010 - 17:35

Citation

On peut aussi partir de l'intérieur avant de revenir vers l'extérieur. C'est comme un cercle en fait. Les 2 bouts se rejoignent de toutes façon.
Tout à fait ... mais pour un débutant je pense qu'il sera plus facile de lui demander d'observer quelque chose d'externe avant l'interne ... mais je me trompe peut-être ;)

Citation

Toutes les opinions sont bonnes à prendre, merci à toi ;) Aprés c'est à moi de me faire une idée d'après mon vécu j'aviserai dans quelques temps... J'ai déà pas mal de pistes à explorer c'est déjà super, merci à vous :)

Amitiés

En fait je me rends compte que mes commentaires n'apportent rien donc désolé car cela ressemble plus à un Troll qu'autre chose.

Je ne critiquais en tout cas aucune technique commentaire mais je voulais apporter mon opinion sur ce qu'est la méditation dans l'action car pour moi le terme n'est pas bien approprié. Mais comme je l'ai dis plus haut cela n'apporte rien et risque plus de te déstabiliser ... surtout si je n'arrive pas à m'exprimer correctement lol

Encore désolé  :innocent:

Modifié par Draug, 06 juillet 2010 - 17:37.

Pitètre que demain en te réveillant tu seras mort ! (Homer Jay Simpson)
Ah l'alcool, la cause et la solution de tous nos problèmes dans la vie ! (Homer Jay Simpson)
Tais toi le cerveau ou je te tue avec un coton-tige ! (Homer Jay Simpson)

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Devenez Immortel sur http://www.immortalswar.com

#18 kozak

kozak

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Posté 19 août 2010 - 16:18

merci bien pour vos avis éclairés, depuis quelques temps j'ai mis de côté PA et RL pour mieux me concentrer sur la méditation, c'est à mon avis la clé permettant une meilleure connaissance de soi. Seeker, je viens de découvrir ton blog et souhaite te féliciter pour ton analyse globale au sujet de la méditation, après avoir lu beaucoup de livres traitant de cela, j'en arrive à la même façon de combiner différentes méthodes pour mieux observer la nature du mental.

Je voulais juste ajouter ma pierre à ce topic, ayant découvert depuis peu la méditation au travers de Krishnamurti, le philosophe indien, voici quelques textes qui approfondissent bien le sujet :


"Le commencement de la méditation est la connaissance de soi, ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion, connaitre toutes les couches de ma conscience - non seulement les couches superficielles, mais les activités cachées, secrètes, profondes.

Mais pour connaître les activités profondément cachées, les mobiles secrets, les réponses, les pensées et les sentiments, il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ; c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient.

L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes : gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes - toutes les activités quotidiennes de notre existence. Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même.
Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline.

Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités, en les observant, en en étant conscient, en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc.

Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités, par cette compréhension, il devient spontanément calme (non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés) et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions, les suggestions de l’inconscient, de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux, les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes.

Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire, quelle qu’elle soit, qu’elle est en état de recevoir l’éternel.

Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation.
Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient, pleinement informé de vos activités quotidiennes, vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou, de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion.

Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens, quelle que soit la noblesse de vos intentions.

La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ; mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte. Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire.

Un homme pleinement lucide est en état de méditation ; il ne prie pas, parce qu’il ne veut rien.
Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste, vous pouvez amener une certaine tranquillité ; mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le cœur à un état de lassitude.

C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité - aucune exclusion ne peut jamais le faire. Ce qui engendre la compréhension est la connaissance de soi, et il n’est pas très difficile d’être lucide si l’on en a réellement l’intention.

Si cela vous intéresse de découvrir le processus total de vous-même - non simplement la partie superficielle, mais le processus total de votre être entier - c’est relativement facile.
Si vous voulez réellement vous connaître, vous sonderez votre coeur et votre esprit afin de connaître tout leur contenu ; et lorsqu’il y a l’intention de savoir, on sait.

L’on peut alors suivre, sans condamnation ou justification chaque mouvement de la pensée et de l’émotion ; et en suivant chaque pensée et chaque sentiment à mesure qu’ils surgissent, on donne lieu à une tranquillité qui n’est pas imposée, qui n’est pas enrégimentée, mais qui provient de ce que l’on n’a pas de problèmes, pas de contradiction.
C’est comme l’étang qui devient paisible, tranquille, un soir où il n’y a pas de vent. Et lorsque l’esprit est immobile, ce qui est immesurable entre en être.

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Il n’y a pas d’amour dans l’espace que crée la pensée autour d’elle-même. Cet espace sépare l’homme de l’homme et ce processus contient tout le devenir, la lutte pour la vie, l’angoisse et la peur.

La méditation consiste en la cessation de cet espace, la cessation du moi. La relation prend alors un sens tout différent car dans cet espace qui n’est pas créé par la pensée, il n’y a pas d’autre parce que vous n’existez pas.

Alors, la méditation n’est pas la poursuite de quelque vision, quand bien même la tradition l’aurait sanctifiée. C’est plutôt un espace sans bornes dans lequel la pensée ne peut entrer.

Pour nous, le petit espace créé par la pensée autour d’elle, qui est l’ego, est extrêmement important, parce que c’est tout ce que l’esprit connaît, l’identification de lui-même avec tout ce qui se trouve dans cet espace. Et la peur de ne pas exister naît dans cet espace.

Mais, lors de la méditation, quand ce qui précède est compris, l’esprit peut entrer dans une dimension d’espace où l’action est inaction.

Nous ne savons pas ce qu’est l’amour, car dans l’espace créé par la pensée autour d’elle-même et qui constitue le moi, l’amour est le conflit entre le moi et le non-moi.

Ce conflit, cette torture ne sont pas l’amour. La pensée est précisément la négation de l’amour et elle ne peut entrer dans l’espace dans lequel l’ego n’est pas. Dans cet espace se trouve la bénédiction que l’homme cherche et ne peut trouver. Il la cherche à l’intérieur des frontières de la pensée et la pensée détruit l’extase de cette bénédiction


La méditation ne consiste pas à suivre un système ; ce n’est pas une constante répétition ou imitation ; ce n’est pas une concentration.

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Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d’insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d’expulser toutes les autres.
C’est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier, lorsqu’on l’y oblige.

Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l’esprit qui vagabonde, tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va.

Lorsque votre esprit erre à l’aventure, c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.
La méditation exige un esprit étonnamment agile ; c’est une compréhension de la totalité de la vie, où toute fragmentation a cessé, et non une volonté dirigeant la pensée.

Lorsque celle-ci est dirigée, elle provoque un conflit dans l’esprit mais lorsqu’on comprend sa structure et son origine —que nous avons déjà examinées— elle cesse d’intervenir. Cette compréhension de la structure de la pensée est sa propre discipline, qui est méditation.

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La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être « l’art suprême », et on ne peut l’apprendre de personne : c’est sa beauté. Il n’a pas de technique, donc pas d’autorité.

Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie —être conscient de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

Ainsi la méditation peut avoir lieu alors que vous êtes assis dans un autobus, ou pendant que vous marchez dans un bois plein de lumière et d’ombres, ou lorsque vous écoutez le chant des oiseaux, ou lorsque vous regardez le visage de votre femme ou de votre enfant.

Comprendre ce qu’est la méditation implique l’amour : l’amour qui n’est pas le produit de systèmes, d’habitudes, d’une méthode. L’amour ne peut pas être cultivé par la pensée ; mais il peut —peut-être— naître dans un silence complet en lequel celui qui médite est entièrement absent.

Un esprit ne peut être silencieux que lorsqu’il comprend son propre mouvement en tant que penser et sentir, et, pour le comprendre, il ne doit rien condamner au cours de son observation.
Observer de cette façon est une discipline fluide, libre, qui n’est pas celle du conformisme.

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Nous allons méditer ensemble... comme lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte et que l’air entre à sa guise. La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent...

Il faut qu’elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l’attente de quelque chose. Voilà ce qu’est cet état de beauté, cet état de l’esprit qui voit mais ne demande rien.

Avoir pleinement conscience des choses est un état d’esprit extraordinaire - avoir conscience de son environnement, des arbres, de l’oiseau qui chante, du soleil levant, là derrière vous ; être attentif aux visages, aux sourires, à la boue qui couvre la route ; percevoir la beauté de ce pays, d’un arbre se détachant sur la rougeur du ciel, du friselis de l’eau -, avoir de toute chose une conscience sans choix.

C’est ce que je vous invite à faire en chemin. Écoutez ces oiseaux, ne cherchez pas à les nommer, à en identifier l’espèce, écoutez simplement leurs bruits.

Écoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : « Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise. » Mais accompagnez-en le mouvement.

C’est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n’est qu’observation. Voilà qui rend l’esprit hautement sensitif. Dans cet état de vigilance, il y a attention - mais point de contrôle ni de concentration. Rien que l’attention.

Autrement dit, vous êtes dans un même temps en train d’écouter les oiseaux, de voir le soleil se lever, d’entendre passer les voitures, d’être attentifs à vos pensées et à vos sentiments, et au mouvement dont est animée cette attention.

Votre attention est globale, sans limites, et couvre non seulement le conscient, mais aussi l’inconscient.
Lorsque l’esprit est ainsi attentif, le processus d’association de la pensée prend fin naturellement et l’esprit devient tranquille. Alors de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement... Cette méditation-là part de l’éternel et rejoint l’éternel, car le fondement sur lequel on s’appuie n’est plus le temps, mais la réalité.


source : http://www.krishnamu...u-krishnamurti-

#19 Yéti

Yéti

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Posté 20 août 2010 - 10:46

Merci d'avoir partagé ça avec nous!
Ce texte est très enrichissant, cette vision de la méditation active est très belle, et permet techniquement de mieux percevoir le positionnement, l'état d'esprit.
Je vais le lire, et le relire!
Merci :)
Si ta vie était un roman, et toi l'auteur, comment voudrais-tu que l'histoire continue?

#20 Yéti

Yéti

    Factory of Faith

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Posté 21 août 2010 - 10:35

J'ai trouvé ce passage à propos du "non-mental" très bien écrit. Le non-mental serait l'aboutissement de la méditation active. Le mental une fois apprivoisé se tairait, devenant un simple serviteur docile, qui parle seulement quand on a besoin de lui :

Comment l'observation conduit-elle au non-mental?
Si ta vie était un roman, et toi l'auteur, comment voudrais-tu que l'histoire continue?

#21 Julius Evola

Julius Evola

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Posté 21 août 2010 - 13:34

Il faut que tu te désidentifies de ton principe pensant. Si tu penses que ce que qui est produit par ton mental correspondant à ton être, alors ta conscience sera toujours aveuglée, que ce soit des pensées positives ou négatives.

Si tu arrives à te désidentifier de tes pensées (en réalité ce ne sont pas tes pensées)tu auras toujours la conscience claire. C'est difficile car cela suppose de renoncer à son ego..un adversaire très fort..
"Plus rapide, plus fort, plus efficace." Unreal Tournament





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