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Les drogues ?


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45 réponses à ce sujet

#31 Isidore

Isidore

    Glisseur

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Posté 07 juillet 2005 - 10:59

Citation

Repti, à la base, la conscience éveillée dans notre réalité suffit amplement pour s'observer. Tout part d'elle. La relaxation mentale permet de se déconnecter et d'accéder aux autres états de la conscience. Serais-tu fan du dérèglement raisonné de tous les sens de Rimbaud ?  :) D'après sa bio, il aurait goûté une fois à ça, à Paris, sans jamais recommencer. Remarque, il a dû sacrément carburer sur l'absinthe, ce qui n'est pas mieux.  :P

Je rejoins ce que tu dis pour les couples qui fument tous les deux, j'ai déjà vécu cela. Et au combien nombre de fois, j'ai parlé à des zombies qui ne comprenaient plus rien à rien tant leur addiction les emmenait dans la sublimation de leur défonce.

La fameuse plante verte me rend hyperactif de pensées, j'utilise parfois ce mécanisme pour accélerer ma fréquence d'images internes. Cela reste très illusoire, je l'accorde à quiconque me le dira, mais cela m'amuse.


J'ajouterai cependant un fait qui est assez révélateur que l'état d'esprit influe sur le mode de consommation. En hollande, les jeunes, les moins jeunes fréquentent les coffee shops. Ceux-ci ont une vie tout à fait normale. La loi légitimant, et le gouvernement légiférant, les hollandais ne se considèrent pas comme des défoncés s'ils leur arrivent de consommer.
J'ai déjà pu remarquer cette différence "sociologique" entre les différents pays que sont la france, la belgique, et la Hollande. La france est beaucoup plus autoritaire en ce qui concerne la répression des drogues douces. Les jeunes qui consomment se sentent marginalisés, voir "cas sociaux". En Belgique, l'usage connait des lois qui permettent la possession personnelle d'une plante chez soi ou de quelques grammes. Le belge se culpabilise moins que le français. Et encore moins le hollandais que le belge ou le français.

Je pense que ce point influence grandement les états d'esprit devant la consommation. Les uns se sentiront coupable, pencheront vers des utilisations négatives, "associalisantes" ; les autres pencheront davantage vers une consommation socialisante, car légalisée, comme boire une bière entre amis.  :)

Modifié par repti, 07 juillet 2005 - 11:08.

Voir les portes de l'interdimensionnalité.

#32 V.S.

V.S.

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Posté 08 novembre 2005 - 21:29

pour moi il y a une différence evidente entre les etats de conscience modifiés "au naturel" et ceux sous drogues : sous drogue on peux etre dans des etats extremes (enfin jusqu'a une certaine limite, avec plusieurs trips dans la tronche c'est déja autre chose) ET agir physiquement, marcher, se deplacer, parler (je donnerais cher pour avoir des enregistrements d'ailleurs haha), bref on peux AGIR comme au quotidien tout en ayant une conscience profondément modifiée.
ce qui ne veux pas dire qu'on est aussi efficace ou logique qu'en temps normal hein!! loin de là!

alors qu'au naturel, je connais personne qui peux etre en transe et prendre son telephone pour appeller qqun en conservant cet etat par exemple. ou prendre sa caisse et aller faire un tour.

disons qu'au naturel il faut avoir une action repetitive (etre totalement inactif genre allongé EST repetitif pour moi je prefere preciser), se laisser hypnotiser. tout changement ou derangement conduis à éloigner de l'etat recherché.

#33 elminster

elminster

    Chercheur de visions

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Posté 13 novembre 2005 - 21:13

Bonsoir,

Le domaine des plantes psychotropes est un domaine sensible. Il permet des choses incroyables, mais mal utilisé, enlevé de son côté sacré, cela peut être désastreux (drogues...).

Je trouve particulièrement incroyable que chez les chamans amazoniens, les plantes psychotropes sont une source de profonds bienfaits, alors que chez nous occidentaux, quel désastre ! Les drogues causent des problèmes très sérieux.

Je pense qu'il est donc interessant de regarder comment les choses se passent chez, par exemple, les chamans d'amazonie. Pour apprendre d'eux. Savoir pourquoi ce qui cause des ravages dans notre culture est bienfaisant chez eux.

Avant l'arivé des occidentaux, en amazonie, il n'y avait pas de problème de drogues tels qu'ils existent maintenant en amérique du sud. Et, chose étonnante, quand on demande aux chamans comment ils ont une connaissance aussi grande des plantes médicinales de la grande forêt, ils disent que ce sont les esprits des plantes qui les enseignent. Ils disent que grâce à une plante, l'ayahuasca, ils peuvent contacter les esprits des plantes et ainsi apprendre à quoi elles servent. Quel différence avec le mode de pensée occidentale ! On voit qu'ils ont un respect de la nature qui nous fait vraiment défaut.

Il est à noté que le grand savoir des peuples premiers d'amazonie en terme de plantes est un mystère... comment ont-ils aquis une telle connaissance ? Certains avancent que c'est le hasard. Pourtant, vu la diversité des plantes de l'Amazonie, les probabilités sont presques nules de découvrir certains remedes par hasard. Mais les indiens sont pourtant formels : ils apprennent des esprits des plantes !

Pour les chamans, l'ayahuasca est une liane sacrée. Elle est utilisée depuis des milliers d'années. Elle sert à guérir (elle permet notament de traiter l'alcoolisme, qui est un véritable fléau chez les indiens qui tiennent extrêmement mal l'alcool), d'apprendre, de contacter des forces, de voyager...
L'ayahuasca, comme d'autres plantes, est appelée plante "maitresse". Ce sont des plantes qui enseignent, et que l'on utilise dans un cadre rituel.

Avant une prise (sérieuse) d'ayahuasca, il y a une préparation avant, consistant en une modification de son régime alimentaire (exclusion sucre et sel au maximum, ainsi que viande et alcool), abstinence sexuelle quelques jours avant, préparation interne (attention à son comportement, préparation dans son attitude pour un rituel sacré...).
Durant la session, le chaman dirige la session, nottament pas le biais de chants, les icaros, enseignés par la plante. Le chaman peut aussi se servir de la plante pour localiser des problèmes chez quelqu'un, et le guérir, par exemple par imposition des mains, sucion ("absorber" le mal et le recracher)...
Après le travail, pendant 3 jours environ, on garde un régime alimentaire particulier, on médite et on intègre l'experience.

L'ayahuasca est totalement assimilé, et ne produit aucune dépendance. D'ailleurs, un centre de désintoxication des drogués, au Perou (Takiwasi, fondé par Jacques Mabit, un médecin francais), guérit les drogués dur avec, entre autre, l'usage ritualisé de l'ayahuasca.

Maintenant, comment cela se passe en occident, de facon générale ? On se fume des clopes, on prend un peu de bierre, de chocapic et hop, on prend la plante. Et on espere en tirer quelque choses en plus ! L'attitude, le sacré, la préparation, bref, l'essentiel, on peut s'en passer !
Dans un tel contexte, comment peut-on donner une image positive de l'utilisation des plantes psychoactives   ?

L'occident, tellement obnubilé, rongé par la loi du profit maximum, a une conduite irrespectueuse vis à vis des plantes et de la Nature. Lorsqu'un principe actif (alcaloide) d'une plante les inéresse, on isole le principe actif, on cherche à le synthétiser (de facon à produire un médicament, ce qui est financièrement plus intéressant que de vendre des plantes, certaines ne poussant que dans certains pays et pas ailleurs...) et on le vend sous la forme d'un médicament.

Or, cela soulève 2 reflexions intéressantes, provenant de lectures :

- la Nature est bien faite. Souvent, lorsqu'une plante a un principe actif très intéressant, elle a également d'autres principes, qui pris isolément n'ont aucun intéret, mais ensemble, et combiné au principe nous intéressant, offrent des résultats intéressants par leur action en synérgie. Par exemple, l'ephedra, une plante stimulante du à un de ses principes actif, l'ephedrine, a vu ce principe du profit maximum mis en place : on vend de l'ephedrine. Or, l'ephedra, prise entièrement, permet de bénéficier de l'ephedrine, et d'autres composants de la plante réduisant des risques liés à l'éphédrine. Comme par "hasard", il y a des principes essentiels (alcaloide) en plus dans la plante permettant de mieux bénéficier du principe essentiel qui produit l'effet principal.

- On peut se demander si 2 molécules identiques, mais une prélevée d'une plante, et l'autre synthétisée, ont les mêmes effets, quand bien même leur structure moléculaire serait identique. Dans le livre "les enseignements de l'ayahuasca", si je me souviens bien, l'auteur dit que la DMT naturelle et la DMT artificielle ne produise pas les mêmes visions... intéressant ! On peut en tirer certaines conclusions.

On a même poussé la bétise à fabriquer des drogues. On ne prend même plus les plantes : on prélève quelques alcaloides, on fait plein d'opérations... et on joue à l'apprentit sorcier. Le cerveau est tellement complexe, comment savoir ce que ces substances font réellement ? Il y a des effets, soient ! mais sur le long terme ? Et certaines drogues sont génératrices de dépendance, tout ca pour un plaisir très artificiel.

Tout ce développement pour montrer qu'il y a une différence fondamentale entre la vision occidentale et celle des chamans amazonien, ence qui concerne les plantes : le SACRE. Ls chamans respectent la nature, communique avec elle, ne la voit pas comme quelque chose d'exterieure, mais comme une Mere dans laquelle ils vivent. Il n'y a pas la nature et nous. Il y a nous dans la nature, et nos liens avec elle. Les prises de plantes se font dans une optique sprirituelle, et avec une préparation intelligente.

En enlevant le caractère sacré d'un élément, on s'empeche de bénéficier de ce qu'il a de meilleur. Pourquoi le soleil apporte peu pour certains qui voit juste en lui une boule de feu qui éclaire (presque un lampadaire géant source de coup de soleil), et beaucoup de bénédictions pour ceux qui le considère pour ce qu'il est : source de la lumière, de la chaleur et de la vie ?

Bon, je vais terminer en donnant mon opinion sur les plantes. Prises dans un cadre traditionnel, avec une bonne préparation, elles permettent d'obtenir de très bonnes choses : des voyages qui n'ont rien d'artificiel, des guérisons (parfois imprésionnantes...), d'obtenir des informations, de purifier en profondeur...
Chaque plante maitresse à ses propres spécificités.

J'ai pris l'ayahuasca, notamment en Equateur parmit les shuars. Cette plante est merveilleuse, et permet d'effectuer un travail en profondeur. Elle m'a beaucoup apporté. Et aucne dépendance, comme d'autres plantes psychoactives.

On peut effectuer, evidemment, des transes sans plantes. Néanmoins, les plantes existent, et en plus de mettre en transe, elles enseignent et font un travail particulier. La plante est vivante, et chaque plante a un esprit (appelé Mere chez les chamans).

Si vous voulez des informations, quelques infos, non exhaustives :

- Un documentaire d'Armand Bernardi "l'ayahuasca, le serpent et moi". Très instructif, je le recommande chaleureusement. Il répond à de nombreuses questions. Le documentaire suit le parcours d'une personne partant au Perou, au centre takiwasi, puis chez des chamans péruviens, dans le but de guérir d'un problème psychologique.

- "Les enseignements de l'ayahuasca", de Romuald Leterrier. Il expose des théories scientifiques qui, personellement, ne m'ont pas trop branché... mais à la fin, il donne des informations passionnantes.

- "Le serpent cosmique", Jeremy Narby. Livre que beaucoup ont lu (mais pas moi, pour l'instant !). Aparemment, livre très interessant.

Concernant la plante gabonaise Iboga, on peut consulter le site proposant des séminaires, en Ardèche, avec le nganga (chaman) Mallendi : (cette plante a la réputation de couper des dépendances graves, et de dissoudre des "noeuds" malsains).

- www.iboga.org

- "Bois sacré" de Vincent Ravalec, Agnès Paicheler, Mallendi. Parle de l'initiation de l'auteur, une interview de son initiateur Mallendi, histoire de l'active pro et anti ibogaine aux Etats-Unis et des explications scientifiques passionnantes sur l'action, sur le cerveau, de l'iboga.

De façon générale, on peut se procurer le livre :

- "Les plantes des Dieux" de Hoffmann( inveuteur du LSD) et Schultes.

On peut également se référer aux liens suivants, instructifs :

- http://www.erowid.org/
Base de donnée immense concernant les psychoactifs naturels et artificiels, et notamment de nombreux témoignages. En anglais.

- http://www.takiwasi.com/
Ils organisent des séminaires au Perou. Ils ont des documents word intéressant, en francais, anglais et espagnol, consultable sur leur site.

- Les livres de Stanislas Grof. Passionnants, à tout point de vue. Il a pratiqué la thérapie psychédélique, notamment avec le LSD, et obtenue des guérisons aparemment très puissantes. Il est l'inventeur, avec sa femme, d'une technique de respiration holotropique, permettant d'obtenir, aparemment, des palettes d'experiences aussi fortes qu'avec le LSD.

Je voudrais terminer en précisant que l'ayahuasca est depuis peu illégal en France, et que ce post est purement informatif et ne présente que mon opinion, et en aucun cas une incitation à ingérer des substances psychoactives.

#34 Kalonek

Kalonek

    Kamikaze des plans subtiles

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Posté 13 novembre 2005 - 21:45

Eh bien ! Que de liens ! Merci, je vais parcourir ça :)
Nous trouverons un chemin, ou nous le tracerons. - Hannibal

#35 V.S.

V.S.

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Posté 13 novembre 2005 - 22:08

pour ce qui est de la différence entre le monde occidental et le reste,

1/c'est surtout du à ce qu'ici n'importe qui peux en envoyant un mail et un n° de cb et obtenir à peux près tout ce qu'il veux.
alors que pour suivre un rite shamanique c'est déja beaucoup moins accessible.

2/les occidentaux qui se droguent le font avant tout pour la defonce la plupart ne cherchent pas qque chose de spirituel la dedans, ont encore moins l'idée de suivre une preparation rituelle.
les gens veulent s'amuser, s'en mettre plein la tronche avant tout.

3/si il y a autant de derapage ici c'est aussi parce que surement beaucoup plus de monde prend des drogues, après il faudrait une vraie etude comparative, pas sur qu'en proportion ça dérape moins avec un shaman ou qu'il n'y ai pas de sequelles psy.


bien sur dans tout ça il y a quand meme pas mal d'experiences spirituelles puissantes meme si elles ne sont pas recherchées à la base, mais le resultat peut aller du souvenir rigolo au mec completement largué dans sa tete, ya pas de generalités.
enfin si tout ceux qui avaient pris du lsd étaient toxicomanes ou en hopital psychiatrique ça serait glauque et vide!

#36 Azargoth

Azargoth

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Posté 14 novembre 2005 - 21:48

J'ai entendu parler de l'iboga qui était utilisé par les shamans et dans certaines tribues africaines ou ils prenaient ceci en grande quantité lors du rite de passage a l'âge adulte. D'apres ce que j'ai lu, c'est très utile pour qui conque voudrait s'élever spirtituellement. Cette plante provoque des visions consciente de nature onirique les heures qui suivent la prise (ca peux durer quelques jours avant que ca s'arrete) et nous nettoie de toutes nos obsessions, dépendences pour en fait recommencer notre vie a zero, prendre de meilleures décisions, changer nos habitudes... elle peux develloper nos capacités telephatiques et autres facultés, tonifie le mental et le corps, atteindre un état qui peux aussi etre atteint aussi apres des années de meditations. Apres la prise, on parle d'un grand voyage dont en ressort changé. Par contre on ne dort pas pendant plusieurs jours, apres.


La ou j'ai trouvé les infos
http://www.onnouscac...?showtopic=8740

http://www.unisson06...nisme/iboga.htm

http://site.voila.fr...cherb/iboga.htm

Modifié par Azargoth, 14 novembre 2005 - 21:53.

Sig Froûr Ingvë, Sig Woudha Mônn, Sig Thoroû Dag

"Si quelque chose s'achève, il nous faut penser que quelque chose commence."
Rudolf Steiner


http://www.editions-triades.com/

#37 kyriale

kyriale

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Posté 03 août 2007 - 12:19

Pour revenir aux drogues de defonce, j'ai lu un livre de Davis Ashworth (guerisseur energetique et maitre reiki) "Energies et influences négatives" dans lequel il explique que les drogues chimiques creent des trous dans l'aura et des fuites d'energie facliment reperables par toutes sortes d'entites , demons etc, qui s'empressent alors de s'y coller pour pomper cette energie voire aller jusqu'a la possession ...Je ne sais quelle caution apporter à cette theorie.
Il n y a pas si longtemps , j ecumais les teufs psytrance goa et j absorbais regulierement du lsd...un soir j ai du forcer surla dose et je nai gardé aucun souvenir de ma soiree, black out total. Je me suis reveillé le lendemain a 9h du matin comme une fleur, en pleine forme. on m a raconte qu une connaissance a moi m avait recupere et fait un reiki en plein milieu de la soiree.
or cette personne s est eloignee de moi plusieurs mois, et ne me disait meme plus bonjour.
En en rediscutant avec elle , elle a confirmé ce a quoi j avais pensé, elle avait été effrayée de ce qu elle avait vu en moi en me donnant le reiki et avait préfér s'eloigner.
Depuis que la porte du monde des energies s'est ouverte pour moi, j'ai completmeent arreté toute forme de prods, mon esprit se suffisant a lui meme . je constate meme aujourd'hui que l'alcool me coupe de l'energie...

#38 Indéniable

Indéniable

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Posté 04 août 2007 - 07:08

La drogue permet de voir la vie d'une façon différente, ça doit, selon moi rester une expérience effemere, rien de plus.

#39 Kalonek

Kalonek

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Posté 04 août 2007 - 08:21

On peut arriver exactement au même résultat sans se détruire les cellules du cerveau.
Nous trouverons un chemin, ou nous le tracerons. - Hannibal

#40 Gesir

Gesir

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Posté 22 juillet 2008 - 13:18

Le chamanisme est un de mes domaines, ce sujet est l'un des plus minutieux et flou dans notre société.

Je vais vous mettre un aperçu du sujet, je ne conseil ni n'incite la consommation de ce genre de plantes, je met simplement une vérité par mon texte en levant le voile de tous les préjugés.

Il faut savoir que l'intention tient un grand rôle, en ce qui concerne la destruction des neurones, mes recherches nombreuses n'ont rien données et les écrits scientifiques sur les plantes chamaniques se basent sur des expériences abusives de LSD qui est la drogue hallucinogène la plus connue mais sans rapport avec les plantes sacrées

Certaines de ces plantes sont interdites et d'autres sont légales et poussent même dans nos régions. Nos ancêtres les utilisaient en rituel mais ce qui est sur c'est que notre vision moderne de ces plantes est erronées car nous confondons les drogues sédatifs/stimulants et les plantes sacrées c'est pourquoi nous croyons à tord qu'elles détruisent le cerveau et provoquent toutes des addictions par le système bonheur récompense à même titre que les drogue synthétiques.  Ces préjugés non fondés méritent de s'appuyer sur des études scientifiques.

Il faut aussi savoir que les utilisations rituelles de plantes psychotropes dans le chamanisme amazonien, sibérien, africains et d'Amérique du Nord sont très cadrés, des diètes,des préparations mentales et des cadres cernent parfaitement les cérémonies. Les utilisations en cérémonies et sorcelleries de plantes psychotropes remontent à plusieurs milliers d'années.

Je vous met un exemple de notre culture : le balet des sorcières.Les sorcières connaissaient les plantes médicinales et magiques de nos contrées, elles faisaient des ongent de Belladone, Daturas et Mandragores, ces plantes très dangeureuses appartiennent aux Solanacées et ont des propriétés "enthéogènes", elles procurent des visions et contacts divins.Ces plantes passent très facilement à travers les muqueuses et les  sorcière, durant leur sabbats, enduisaient leur manches à balet de ces ongent et se masturbaient avec. Le  balet étaient l'objet commun de cette époque et les principes actifs des plantes que j'ai citées, passaient à travers les muqueuses vaginales afin de circuler dans le sang et amener les principes actifs psychotropes sur les recépteurs appropriés.

Contrairement à un toxicoman, les chamanes n'utilisent pas ses plantes pour fuir le monde mais pour connaitre le monde.  Ils ne s'en servent le plus souvent pour guérrir par le savoir de ces plantes enseignantes et pour lancer des sorts ou invoquer des forces.  

Pour l’œil du débutant en matière de chamanisme, l’enthéogène est souvent synonyme de  "drogue ".Evidemment, dans notre civilisation, tout altération de la conscience est considérée comme " stupéfiante"  ou s’expose à la critique. Ceci à l'exception de la boisson, l’alcool étant bien ancré dans notre culture. En revanche, les Végétaux aux pouvoirs enthéogènes ( psychotropes utilisés spirituellement en chamanisme) ne sont pas acceptés.

Il est difficile de concevoir les enthéogènes différemment, car suite à « l’ethnocide » que l’Eglise a fait subir à toutes les formes de chamanisme (paganisme) et de sorcellerie en Europe, les utilisations rituelles comprenant la prise d'enthéogènes, ont quasi-disparues de nos régions.
Ces quarante dernières années, les drogues synthétiques se sont forgé une place dans nos sociétés Occidentales, propulsées par le mouvement « hippie ». Ainsi, pour la plupart des personnes non-instruites en la matière, une plante enthéogène entrainant un changement de conscience est immédiatement associée aux « stupéfiants ». L’alcool, pourtant psychotrope, passe outre les considérations, car son usage récréatif remonte aux temps anciens et ne fut pas en proie à la récrimination de l’Eglise.
Bien sur, les enthéogènes peuvent être détournés et utilisés tel des drogues, ce que firent et font encore de nombreux toxicomanes se détruisant dans une dilettante et un non-respect des végétaux, les plus malchanceux s’en tirant avec des schizophrénies, des problèmes mentaux ou des arrêts cardiaque dus à leur prise inconsidérée de substances sacrées.

Nos autorités classèrent alors ces plantes au rayon des stupéfiants, en créant par la même occasion, et sans le savoir, un précieux garde-fous pour ceux qui respectent ces végétaux.
Puis, la majorité des scientifiques prit le relais, en proclamant : "- Les enthéogènes sont des drogues, car bien que la plupart de ces végétaux ne causent pas de dépendance (à quelques exceptions près), ils peuvent, en revanche, développer de nombreux troubles psychologiques chez l’usager (psychose ; paranoïa, etc.), pouvant même être permanents suivant les cas. Ces plantes provoquent des hallucinations relevant de l’irréel ».
Ils se permettent de dire ca, en oubliant que notre science ne connaît absolument pas le fonctionnement du traitement de l’image par le cerveau. On connaît bien le système visuel au niveau du nerf optique, etc. Mais, le traitement de l’image même, qui permet la « prise de conscience » de celle-ci par le cerveau, reste inconnu; autant au niveau des hallucinations que pour notre propre vue.

Mais le plus important n’est pas là. La véritable Clé des enthéogènes est l’ Intention et le Cadre.


Un exemple est celui de Maria Sabina, chamane Sud-américaine, qui consomma des psilocybes, pour la première fois, à l’âge de 9 ans. Au fil des années, ses talents de chamane prirent une ampleur considérable. Elle restait même ouverte aux Occidentaux curieux en quête d’expériences mais cependant, elle conservait des intentions parfaites ainsi qu’un cadre approprié. Maria Sabina mourut à l’âge de 91 ans, sans problèmes mentaux. Son âme pure avait connu 82 années d’utilisation de différents psilocybes à des fins chamaniques, elle guérissait grâce aux pouvoirs des champignons.

Certains diront : « - C’est que ces peuples savent mieux utiliser ces végétaux que nous qui sommes des Occidentaux .»
Non, la réussite ne dépend pas d’une culture ou d’une civilisation. Il n’y a pas de mauvais occidentaux et de gentils indiens, comme beaucoup d’ethnologues le font entendre en idéalisant ces tribus. En revanche, la sagesse n’est pas donnée à tout le monde, et les conséquences d'un manque de sagesse dans ce genre de pratiques peuvent être énormes…

Pourquoi des peuples comme les Indiens d’Amérique du Nord utilisant le Peyotl ou l’Amanita Muscaria (suivant les tribus), furent complètement décimées par l’alcool apportée apportéepar les blancs ? Pourtant, depuis des temps immémoriaux, ils avaient utilisé ce cactus (contenant de la mescaline) et ce Champignon (contenant du muscimol), des psychotropes bien plus puissants et dangereux que l’alcool.
La différence, c’est que l’alcool , pourtant « inoffensif », n’était pas utilisée dans les mêmes intentions et le même cadre que le Peyotl et l’Amanita Muscaria.

Ainsi, le puissant Peyotl et la redoutable Amanita Muscaria avaient toujours élevé l’esprit de ces peuples pacifiques alors que le « simple alcool » qui coule le soir dans nos verre a décimé ce peuple.

Le Cadre et l’Intention.




Il existe une discipline scientifique qui consiste à étudier la relation du sacré en rapport avec les plantes dans l'histoire et les ethnies, cette discipline se nomme "ethnobotanique".  Par exemple, en étudiant une des statues de Xochipili (dieu aztèques des plantes) on retrouve plusieurs plantes psychotropes (Tabac, Ipomea violacea, psilocybe) ornant son corps, grimpant sur lui. On a aussi les statues de teonanacalt représentant des champignons sacrés . Les exemples sont nombreux, les ethnologues comme Jeremy Narby etc connaissent bien le sujet.


Pour conclure, il faut connaitre parfaitement un sujet pour savoir la vérité qui s'y cache, se remettre constament en question pour avancer et ne pas croire que l'on connait quelque chose quand on ne connait que nos préjugés.

Modifié par Gesir, 22 juillet 2008 - 13:29.


#41 Aanaon

Aanaon

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Posté 23 juillet 2008 - 21:03

(message d'Elminster)

Je suis parfaitement d'accord. Le domaine des plantes sacrées, malheureusement, est remplis de préjugés. On ne peut pas comparer une plante visionnaire avec un hallucinogène récréatif. Ces plantes ne sont souvent pas du tout récréatives.

Certaines plantes sont strictes, comme l'Ayahuasca, Peyotl, Iboga qui guérissent très fortement et enseignent. Elles sont tellement peu récréatives que tout usage touristique me parait assez "hallucinant".

Il y a des plantes comme le cannabis qui ont un usage sacré, mais très peu exploité, voir pas du tout en europe. En Inde, les sadhus la respectent et combinent des pratiques énergétiques intenses qui équilibrent la forte énergie féminine du cannabis, empechant les démotivations... De plus, un usage sacré du cannabis serait susceptible de provoquer un détachement de l'égo au lieu d'un désinteressement de la vie. Mais on ne peut pas parlé de ca dans la société.

Il y a d'autres plantes qui sont extrêmement dangereuses, comme les fameuses plantes sorcières d'europe : jusquiame, belladone, datura... qui ne devraient pas être absorbée, car un dosage minime de datura peut provoquer des domages irréversibles, de par l'effet nocif sur le cerveau, un non retour complet de l'être et un comportement très dangereux (sauté d'une fenetre...).
Ces plantes ont des usages shamaniques plus basé sur des pratiques rituels, magiques (non basé sur l'absorption) ou alors en méditation pour voyager ou d'autres objectifs.

Un exemple : dans la tradition shuar, des indiens d'amazonie, qui sont assez costaud, ancré et branché sur les plantes depuis des milliers d'années, la prise de brugmansia (un arbre datura) se fait en quantité infime, avec un maitre shaman, au bord d'une rivière, seul ou à 2, avec des plantes pour contrer des effets nocifs risquant de surgir (perte de vue...), et cela prend au moins une semaine. Voila ce qu'on m'en a raconté quand j'y suis allé. C'est un immense savoir faire. Une femme d'un shaman branché me dira que c'est une plante qui rend fou.
Un autre shaman l'aime bcp, mais sa mentalité, et sa vie diffère grandement de la vie à l'occidentale, et malgré son grand age il a beaucoup de connaissance pratique du végétal (ayahuasca, piri-piri...) et beaucoup de force.

Il y a encore bien d'autres plantes sacrées chez nous.

On peut les utiliser à la facon d'une chenille qui les mange, mais il y a aussi la méthode du papillon qui se nourrit de leur nectar (méditation, passer du temps avec, inductions d'énergie avec...). Il n'y a pas que l'absorption qui existe.

Je partage aussi l'importance d'un cadre rituel. C'est indispensable. S'entourer de beauté, d'amour et de respect permet d'augmenter la probabilité d'une session ouvrant la voie vers des espaces spirituelles guérisseurs.

Modifié par Aanaon, 23 juillet 2008 - 21:05.


#42 Lorévert

Lorévert

    Eauverte

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Posté 29 juillet 2008 - 18:19

Voir le messageIndéniable, le Aug 4 2007, 08:08 AM, dit :

La drogue permet de voir la vie d'une façon différente, ça doit, selon moi rester une expérience effemere, rien de plus.

Citation

On peut arriver exactement au même résultat sans se détruire les cellules du cerveau.

Je suis absolument d'accord.
D'ailleurs je vais ajouter mon point de vue à ce sujet, je pense que les drogues comme exutoire ou échappatoire est l'ultime chemin de la facilité.
Hormis le fait que certains ultilisent des drogues douce seulement pour le fun, c'est l'effet euphorisant, destressant et même anti-depressif qui engendre une addiction rapide et sévère.


Par la suite La prise de drogue n'est plus prise seulement comme stimulateur ou comme un moment d'excentricité passager mais comme un moyen de fuir une certaine réalité? une réalité menaçante ou opressante. Du même coup, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Sans les pressions subits dans la vie comment peut-on expérimenter notre nature? Notre instabilité? et du même coup résoudre nos problèmes émotionnels et psychologiques?

Pire encore, certains utilisent la drogue dans un but spirituel, je vais peut-être dur à ce propos mais cette personne là est à ranger au même titre que celui qui s'isole et mène une vie monastique dans le but de s'extraire des contingences et des difficultés du quotidien. C'est la politique de l'autruche l'une déguisé en bénitié et l'autre en marginal. Il ne faut pas oublier, je crois, que même si parfois c'est extrement difficile de vivre avec son semblable, l'autre est le miroir qui permet la réelle introspection.

Modifié par Lorévert, 29 juillet 2008 - 18:20.


#43 Kal-El

Kal-El

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Posté 29 août 2008 - 03:48

En lisant un peu sur les expériences psychédélique et les travaux de John C. Lilly à propos de l'interaction entre l'homme et les Dauphins, je crois avoir compris pourquoi certain préfèrent consommer des substances tel le LSD. Je crois que du moment que quelqu'un consomme une telle substance, il perd le contrôle et c'est justement ça qui est rechercé. En d'autre mots, il (elle) lâche prise et se contente de vivre l'expérience pleinement (bonne ou mauvaise...) au lieu d'analyser chaque détails et de trop réfléchir.


#44 disjoncteur

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Posté 29 août 2008 - 04:12

Voir le messageKal-El, le Aug 29 2008, 04:48 AM, dit :

En lisant un peu sur les expériences psychédélique et les travaux de John C. Lilly à propos de l'interaction entre l'homme et les Dauphins, je crois avoir compris pourquoi certain préfèrent consommer des substances tel le LSD. Je crois que du moment que quelqu'un consomme une telle substance, il perd le contrôle et c'est justement ça qui est rechercé. En d'autre mots, il (elle) lâche prise et se contente de vivre l'expérience pleinement (bonne ou mauvaise...) au lieu d'analyser chaque détails et de trop réfléchir.

MMmmm au contraire sous LSD tu as tendance à tout analyser, c'est vraiment une substance d'exploration de la conscience.
dormez.

#45 jeanfred28

jeanfred28

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Posté 30 août 2008 - 13:29

Le but des drogues est de mettre hors course le cerveau, mais ceci dit avec un entrainement assidu à la méditation, nous pouvons aussi bien accéder à des états équivalents.

J'ai pu lire concernant cette histoire de schizophrenie que le plus souvent, elle n'est pas générée par des substances quelconques. Si bien sûr, on peut noter des dégradations d'ordre physique dans le cerveau suite à la prise massive de drogues, dans le cadre d'une utilisation raisonnable des drogues, que le cerveau soit en piteux état ou non, il peut arriver à certaines personnes de devenir folles (schizo etc), j'ai tendance à penser qu'une certaine partie des personnes considérées comme folles, sont des personnes qui ont développé des perceptions extra-sensorielles sur lesquelles elles n'ont aucun contrôle. La folie peut parfois survenir lorsque l'on cherche à s'élever spirituellement, d'autres meurent, mais pour moi toute expérience est bonne à vivre.

Pour cette histoire des siddhis évoquée par xddj, je dirai que ces pouvoirs là sont accessibles à certains niveaux de conscience décallés, si quelqu'un apprend à maitriser ses états de conscience, il pourra lui aussi (sans le support de drogues souvent destructrices et agressives pour le corps) faire l'expérience de Siddhis ou de ces pouvoirs spirituels (pour ceux qui ne croient pas en la validité des Siddhis qui d'après tout n'est qu'un nom).
"Vous créez votre réalité en fonction de vos croyances et des vos attentes, donc il est nécessaire que vous examiniez soigneusement ces dernières. Si vous n'aimez pas votre monde, alors examinez vos propres attentes. D'une manière ou d"une autre, c'est par vous que les idées accèdent au monde physique. Votre monde constitue une réplique fidéle de vos propres pensées..."





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